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Trop vieux pour jouer au jeune

Trop vieux pour jouer au jeune - Greg Hurtubise

J’ai découvert les ordinateurs assez tard dans ma vie. J’avais vingt ans, dans les années 1970, j’aimais sortir et écouter du disco. J’avais, au cours de mes déménagements successifs, perdu tous mes disques vinyles de Boney M, Georges Benson, Gloria Gaynor, et d’autres artistes que j’écoutais, et dont les morceaux m’avaient fait danser tant de nuits. J’étais nostalgique de ces années-là. Mon petit-fils m’a montré la publicité sur Internet pour un site qui propose de la musique en ligne. J’étais ravi de réécouter mes morceaux préférés. En plus, les clips vidéo qui les accompagnaient me remettaient dans l’ambiance de mes jeunes années. Ah, revoir les Temptations qui se trémoussaient en chantant, vêtus d’incroyables costumes brillants, quel bonheur !

Un matin, alors que, la veille, j’avais revu un film avec John Travolta, je cherchais sur Internet la fameuse scène de La Fièvre du samedi soir. En écoutant à nouveau cette musique entraînante, je dansais, reprenant les pas dont je me souvenais. Je basculais mes hanches de droite à gauche en levant bien haut mon bras, doigt tendu. Je chantais les paroles et je bougeais mon corps, tout à ma joie de retrouver cette énergie qui m’habitait pendant ma jeunesse.

Je sentis qu’en moi quelque chose se passait. Le bas de mon dos se bloquait. J’arrêtais ma danse effrénée, mais, trop tard, car mes reins semblaient faits de béton armé. Un bloc douloureux s’était formé, m’interdisant de continuer. Impossible maintenant de me baisser, ou même, pour l’instant, juste d’avancer. En glissant doucement et en avançant lentement, j’essayais d’atteindre le téléphone. Je tendis mon bras, mes doigts frôlèrent l’appareil, mais je n’arrivais pas à le prendre. Il glissa un peu plus loin. Je poussais un juron bien senti. Après plusieurs tentatives, je l’attrapais. Je composais le numéro de ma fille pour qu’elle vienne m’aider. Elle n’était pas disponible pour le moment, mais elle envoyait mon petit-fils au plus vite. Peu de temps après, il entra. Au lieu de venir au plus vite me sortir de ce mauvais pas, il ria, tant et tant, qu’il n’arrivait même plus à parler. Derrière moi, la vidéo que j’avais mise plus tôt continuait à passer en boucle. Je compris ce que ce tableau avait d’hilarant et me mis à rire, moi aussi, de la situation. Pas trop fort, car le moindre mouvement brusque réveillait la douleur que je sentais depuis tout à l’heure. Après plusieurs séances de kinésithérapie, je me remis. J’évite à présent de danser sans m’échauffer, mais j’écoute toujours autant ma musique préférée.

 

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Vous êtes déprimé, vous cherchez le moral via le web: me voilà! Je suis un coach de vie certifié mais avant tout un grand amoureux de la vie. À travers ce blogue, vous aurez la chance de me lire et de découvrir mon entrain et mon optimisme au quotidien. Alors quand vous allez les blues, ouvrez le Web…et venez me lire. Non, vous ne serez pas déçu!